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De l’auto-hébergement

Pour assurer sa vie privée, il faut éviter de recourir aux services tiers. Une solution est l’auto-hébergement. Mais l’auto-hébergement ça ne peut pas fonctionner à grande échelle.

Certes ça fonctionne pour une fraction infime des utilisateurs, pour l’élite. Pour ceux qui ont compris les enjeux, qui ont les compétences techniques et qui disposent du temps pour s’en occuper.

Il y a les considérations techniques : pour bien s’auto-héberger, outre l’installation et la maintenance d’un serveur (que quelques solutions tentent de simplifier), il faut assurer la continuité du service, c’est à dire la permanence de la connectivité et de l’alimentation. Il faut également assurer la reprise de service en cas de désastre, c’est à dire mettre en place une politique de réplication continue rigoureuse, ou au moins de sauvegarde périodique. Et puis, parce que tout service est la cible d’attaques diverses, il faut effectuer une veille permanente afin de détecter au plus tôt les intrusions et les vols de données.

Et puis les considérations juridiques si on mutualise son hébergement (famille, amis, voisins) : à cause des règlements qui rendent responsable l’hébergeur d’un service sur les données qu’il stocke, il est risqué de faire bénéficier d’autres personnes de son hébergement. Soit on assume et on fait confiance, soit on doit faire comme les hébergeurs de services tiers, assurer la modération des contenus des utilisateurs afin de garantir la légalité des contenus, le cas échéant les censurer, ce qui revient à endosser le rôle d’un juge privé expéditif.

Mais aussi simple et peu coûteuse que l’on parvienne à rendre la tâche de s’auto-héberger, une trop faible proportion d’utilisateurs sera prête à faire le moindre effort dans ce sens, faute d’y voir un intérêt suffisant.

Alors comment aider tous ces utilisateurs ? Un moyen simple consisterait à inclure dans les conditions d’accès à un service en ligne l’autorisation de transformer leur poste client (ordi personnel, téléphone mobile, etc) en serveur pour tous les autres utilisateurs, juste pendant le temps qu’ils utilisent ce service. On pourrait appeler ça un cloud collaboratif, et c’est l’idée de PeerStorage pour aider des milliards d’utilisateurs.

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